Cernunnos, le Roi du Silence

 

Comme je l’ai déjà évoqué ici, lorsque j’ai débuté mon cheminement avec Cernunnos, j’avais plein d’ambitions. J’avais cette envie, ce besoin viscéral de porter haut et fort ce que je découvrais sur lui, j’étais partie avec cette idée du partage, de le faire découvrir sous mon propre prisme, selon mes perceptions. J’avais aussi ce besoin de partager pour être « validée » par la communauté comme vous le savez. Je nourrissais l’espoir de lier des liens avec des Dévots de Cernunnos, que ces personnes que j’admire reconnaissent mon engagement auprès de lui. Puis j’ai cheminé encore et encore et je me suis rendue à l’évidence que j’avais tout faux. Que ma démarche manquait de respect, d’authenticité et de sincérité car ma 1ère motivation était la quête de reconnaissance et de validation. C’était comme « faire les choses par intérêt » en quelque sorte. Heureusement pour moi, j’ai pris la peine d’écouter et j’ai pris le temps au lieu de foncer tête baissée avec des œillères. Je n’ai eu aucune révélation divine, je ne l’ai pas entendu me parler. J’ai seulement pris la peine d’écouter mes ressentis profonds et de nourrir une connexion. J’ai appris aussi que je n’avais pas forcément besoin d’un autel pour pratiquer. J’ai appris que je pouvais nourrir une connexion simplement avec mon cœur et mon âme. C’est comme si j’avais simplement besoin de m’ouvrir à lui. C’est difficile à expliquer mais c’est comme ça que je nourris ma foi. Plus je chemine et plus le temps passe, plus j’ai le sentiment de comprendre de plus en plus, pourquoi concrètement on ne trouve pas grand-chose et très peu de sources sur ce Dieu. Autant en ligne qu’au niveau des sources anciennes. Je vous l’accorde, il y a l’explication de la transmission orale, du fait des matériaux utilisés éphémères et du fait que nos croyances aient été recouvertes ou aient fusionnées avec d’autres représentations. Pourtant je suis persuadée au plus profond de moi que ce n’est pas anodin et qu’il y a une réelle volonté de discrétion, de silence et de rester à couvert. J’ai appris à respecter cela même si c’est extrêmement frustrant pour une personne comme moi qui aime tant partager. C’est tout un apprentissage de sagesse. Savoir rester silencieuse, garder pour moi le si peu de rêves et de canalisations avec quelques morceaux de réponses, mes tirages, ne pas partager son autel, garder secret, ne pas aller demander aux autres si ce que j’ai perçu est juste ou non, garder pour soi ses upg. C’est un énorme travail pour moi d’apprendre à respecter cela. Pour le moment je dois attendre davantage et continuer sur ce chemin du silence. Plus le temps passe, plus les choses prennent du sens. Je comprends mieux certains de ses attributs et surtout son essence, certains aspects de son énergie et égrégore. Qui d’ailleurs n’est pas toujours en accord avec ce qui est partagé sur la toile où tout se mélange un peu et où certains aspects sont accentués. Je rencontre d’ailleurs certains blocages très forts comme des résistances, des portes qui me sont fermées. Je pense que ce n’est pas pour rien et qu’il est important que j’apprenne d’abord à le ressentir par moi-même avant d’aller découvrir les écrits officiels sur lui. Ceci pour ne pas me laisser influencer. Je sens qu'il faut que je continue sur cette démarche afin de nourrir mes propres UPG. Apprendre pourquoi je le ressent si fort dans certains lieux du territoire dont personne ne parle par exemple etc. Tout est expérimentation. Vous savez à quel point je ne suis pas du tout à l’aise avec le fait de canaliser de peur de ce que je pourrais découvrir. Je ne franchis donc plus la haie volontairement. À la place je viens travailler directement avec mon territoire avec pour seule boussole mes ressentis. J’apprends à nourrir cette connexion, j’apprends à ne pas me formaliser avec les méthodes d’autrui, j’apprends à chercher mes propres canaux de connexion. C’est un exercice difficile je vous l’accorde mais extrêmement riche d’apprentissage. Ça apprend à considérer réellement ce qui nous entoure, à respecter les lieux, à ne pas prendre de photos aussi parfois, à respecter les seuils et les limites, à ne pas pénétrer n’importe où. Ça aussi c’est un aspect extrêmement frustrant pour moi. J’avais cruellement envie de vous partager la magie que je percevais autour de moi, de vous montrer ces lieux magiques découverts. Mais je ressens un interdit, ce serait comme venir profaner le sacré, ce serait un manque de respect bien trop marqué. J’apprends donc à gérer ma frustration. J’apprends les sagesses enseignées. Ce qui me rassure le plus dans mon cheminement, ce sont les partages effectués par Alicia des Brumes d’Aluyne via son P4treon. Je constate que non je ne suis pas folle finalement, que certaines choses, certains aspects ne sont pas les fruits de mon imagination. Ça me rassure profondément. Bien entendu je ne rencontre pas les mêmes expériences et ne constate pas forcément les mêmes choses, mais l’essence elle, reste souvent similaire. Il y a des aspects semblables, des similitudes, des partages qui résonnent tellement en moi que j’ai envie d’en pleurer. Ça me conforte dans l’idée que je ne suis pas dans le faux, dans l’erreur et que je peux m’autoriser à continuer sur cette voie. Que je peux continuer à me faire confiance finalement. Je n’ai pas rencontré certains aspects par exemple qu’elle décrit sur Cernunnos et c’est ok. Si ça se trouve je ne rencontrerai jamais ces facettes et il n’y a pas de mal à ça. D’autant plus lorsque ça ne fait que 2 ans environ que l’on chemine. Je pense qu’il est important aussi et plus sain de se construire ses propres UPG. Même si celles des autres viennent résonner avec les nôtres. Il est essentiel de prendre du recul, tout simplement parce que nous n’avons pas le même historique de vie, les même choses à travailler, les mêmes blessures, les mêmes biais et parce que chaque individu est unique. Je souhaite vous inciter à nourrir votre propre essence et spiritualité car celles des autres pourraient venir interférer et biaiser votre expérience du Divin. Pour autant je ne vous cache pas que cela fait du bien de se sentir comprise, moins seule, de s’inspirer des autres, de voir que finalement nous ne sommes pas des cas isolés et ce sentiment de communauté et de la célébration de groupe me manque parfois.

Et vous ? Que pensez-vous de tout ça ?

Je vous partage ci-dessous le compte d'Alicia (cliquer sur l'image pour accéder à son Instagram) :



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